Séance Faire une “revue de la littérature”

Atelier d'écriture

12 janvier 2026
15h
Misha, salle Océanie

Dans la torpeur post-Noel, entre semestre et semestre, le temps de chercher et relire des textes pour terminer un manuscrit ou resoumettre un texte revenu avec demande de modifications.
Argumenter, satisfaire un reviewer, exprimer sa déférence, s’auto-promouvoir, faire connaître les copains, s’inscrire dans un champ, montré qu’on a lu, s’engager avec un auteur, débattre d’une idée : que fait-on quand on passe en revue les textes des autres ? À quoi bon lire ? Quand et comment construire une « revue de la littérature » ?

Chacun vient avec un exemple concret, une revue de littérature publiée, un texte à soi, un usage d’auteur qu’on a trouvé pertinent, ou avec le problème de bibliographie du moment.

Pour cette saison 3, tout le monde présente ses chantiers actuels, et en choisit un de prédilection qui sera accompagné collectivement dans le cadre de l’atelier :

Une partie de chaque séance sera dédiée à la discussion d’un point précis (interrogation, difficulté, panne…) de ce chantier d’écriture.

L’autre partie de la séance se consacrera à une discussion autour des processus d’écriture.

 

Cadre général de l'atelier

Sans doute peu de métiers tournent aussi fortement autour de l’écrit et de l’écriture que celui des universitaires académiques. Écrire un texte pour rendre compte de ses enquêtes et réflexions, présenter un papier, se faire relire, se faire publier : l’écriture est l’un des modes d’accomplissement privilégiés du métier, mais aussi une épreuve, un lieu d’examen par soi et par les autres.

Si les formations doctorales proposent souvent des ateliers « d’aide à la publication » ou de « soutien à l’écriture scientifique » pour accompagner les apprentis chercheurs dans cette épreuve, leur objectif est généralement de soutenir la production ultime, la publication. Par conséquent, les préoccupations pratiques qui agitent les chercheurs-chercheuses au moment de l’écriture y sont rarement abordées, voire éclipsées. L’écriture, en tant que pratique, processus, est ce qui est tenu pour allant de soi, pour acquis, comme une compétence cognitive déjà-là (potentiellement défaillante quand on parle de doctorant·e·s qui ont des difficultés à écrire, du mal à etc.) qu’il s’agira de canaliser pour s’inscrire dans un champ professionnel et incarner un ethos de l’homo academicus.

Organisé par Axel Pohn-Weidinger et Helena Prado